. Pause .

Bonjour Chères Lectrices. =)

Énorme désolé pour ce retard de ... 4 mois? . Mais j'ai mis cette fiction de côté, le temps que l'inspiration revienne ainsi que le temps pour la continuer. La moitié du chapitre 10 est écrite, mais j'aime mieux poster au complet, alors je vais attendre. Désolée pour celles qui attendaient cette suite, je tarde et j'en ai constamment conscience ... Mais si vous voulez avoir de mes nouvelles, allez voir sur mon autre fiction, elle me tient vraiment à coeur et représente mon vrai style d'écriture. Pour avoir le lien, va voir sur l'article du prologue. <3

En espérant que j'aie une illumination soudaine pour la suite de cette fiction qui ne m'inspire quasiment plus,
Je vous dis à très bientôt et ne vous inquiétez pas, je continue a lire toutes vos suites! .=D

Gros Bisouusx . <33

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 18:02

Modifié le dimanche 17 mai 2009 12:30

Le début d'une histoire sans fin...

Le début d'une histoire sans fin...
*

Et si tous vos espoirs s'étaient envolés et que le simple fait de vivre est un fardeau énorme pour vous?
Et si vous attendiez toujours cette personne qui pourrait redonner un sens à votre vie, sans pour autant se manifester tout de suite?
Et si l'espoir pouvait renaitre pour laisser la fleur du bonheur s'épanouir de jour en jour et écraser les lourds souvenirs qui hantent votre passé?
Et si cette personne se devait de croiser votre chemin un jour ou l'autre, que seriez-vous prêt à lui accorder?..

*


# Posté le dimanche 06 avril 2008 14:15

Modifié le mardi 10 février 2009 06:31

Kapitel 1______Il y a un début à tout.

Kapitel 1______Il y a un début à tout.
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Aujourd'hui, je ne vais pas bien. Comme tous les jours, justement. On est lundi matin et déjà, les rues de Montréal sont bondées de personnes pressées à aller au boulot. Moi, j'ai cours toute la journée au PEI. C'est ma dernière année au secondaire et après ça ... grand vide. L'école ne sert à rien selon moi. Tout ne sert à rien, à vrai dire. Depuis qu'ils ne sont plus là... En dehors du bahut, j'étudie l'allemand. Ma mère était moitié Allemande et moitié Québécoise et elle a toujours été déçue que je perde ma langue d'origine, à force de ne pas la parler en dehors de la maison. Oui, j'ai bien dit était . Et mon père, lui, était Allemand et venait d'Allemagne. D'ailleurs, je suis née là-bas et y est vécue. Ce pays me manque horriblement. C'est là où ma vie a débuté et c'est ici qu'elle s'est en quelque sorte terminée. Lorsqu'on n'est plus motivé, lorsque tout semble fade et que la vie est noire, à quoi ça sert de continuer? Je me le demande bien, c'est ça le problème. Comme s'il y avait encore quelque chose qui pouvait me retenir ici. Ma raison de vivre est partie par ma faute. Je l'ai fait fuir, comme je fais fuir tout ce qui m'approche. J'en ai marre de tout ça mais c'est un cercle vicieux ; plus je m'autorise à me rendre coupable, plus je me renferme, réprimant tout contact avec le monde extérieur. Avec la vraie vie.


[...]



Mon bahut est grand. Trop grand même. Que des jeunes heureux, que des jeunes insouciants, voulant soit réussir leurs études, soit se débarasser de cette 'corvée' , qu'est l'école. Adolescents presque adultes, ayant tous des plans de vie, tous une famille, tous des amis.


Je défile d'un pas lent et mesuré à travers les couloirs menant aux cases. Certains me dévisagent, d'autres m'ignorent tout simplement. Certains hésitent à m'approcher, d'autres m'abordent sans que je leur réponde quoique ce soit. Je n'ai pas envie, et je leur fais ressentir. Et puis, depuis quand ai-je envie de me mêler à tous ces étudiants? .


Je suis postée devant ma case, la regardant d'un regard éteint. Il y a deux ans de cela, tu serais à mes côtés, rigolant à n'en plus finir. Mais ce temps est résolu, passé. Et il ne reviendra pas. On ne peut jamais refaire machine arrière. Jamais.


.... : Hey, Gab!


Je me retourne et vois ma meilleure amie, une grande brune, accourir vers moi. Sabrina et moi, on se connait depuis le jardin d'enfance. Quand je dis jardin d'enfance c'est à partir de six ans, depuis que je suis ici en fait. Entre nous deux, c'est elle qui a toujours attiré le plus de regards. Moi, j'ai les cheveux longs blonds naturels mais je les ai teint en noir, les yeux bleus clairs et je suis mince, beaucoup trop même. Pourquoi c'est elle qui prend le plus entre nous deux? Eh bien peut-être parce qu'elle est manipulable trop facilement et parce que moi, je ne suis pas sociable. Je n'ai plus confiance en personne et ce n'est pas aujourd'hui que tout ça va subitement changer. Mais bon.


Moi : Qu'est-ce qu'il y a Sab'?
Sabrina : Tu devineras jamais ce que j'ai réussi à avoir!
Moi : C'est quoi?
Sabrina : Ah, je n'en reviens toujours pas!
Moi: Allez, Sab! Je n'ai pas que ça à faire moi..
Sabrina : Oh t'es susceptible toi ce matin..! Pas moyen de s'amuser un peu.
Moi :....

J'observe d'un air distrait mon amie fouiller dans son sac pour enfin en retirer...

Sabrina : J'AI DES BILLETS POUR LE CONCERT DE TOKIO HOTEL!

*Oh non..Tout mais pas ça..*

Moi, d'un air blasé : Oh.
Sabrina : Wow, cache ton enthousiasme ma grande! Tu viens avec moi samedi soir!


* Oh non...s'il te plaît. Pas ça..* Je ne répond pas et préfère regarder mes pieds. Sabrina a l'air ridicule de se dandiner de la sorte. Comment peut-elle se réjouir d'aller les voir en concert? Je ne les connais pas, ne les ai jamais vu, même pas en photos. Mais je connais leur musique. Cette musique que je déteste tant, seul témoin, seul bruit de ce douloureux souvenir.


Sabrina : Tu ne réponds rien? Et puis arrête de faire cette face de poisson mort! J'ai des billets !
Moi: Tu me niaises là?
Sabrina : Non..pourquoi je ferais ça? Allez s'il te plait, fais ça pour moi! S'il te plait! S'il te plait! S'il te plait! S'il te plait! S'il te plait! S'il te plait! S'il te plait! S'il te...
Moi: Ok, ok arrête! Tu commences déjà à me saouler et j'ai pas le goût de discuter. Point barre.
Sabrina : Alors, c'est un oui?..
Moi: Je t'ai dit que je n'aimais pas ce groupe-là! Trouve-toi quelqu'un d'autre, je ne changerai pas d'avis.

Je tourne les talons, mes cahiers de cours serrés bien fort sur ma poitrine et me dirige progressivement vers ma classe. Physique.

Sabrina : GAB!

*Pitié, laisse-moi tranquille maintenant...*

Je me retourne, forçant un petit sourire. Je n'essaye même pas de m'imaginer la tête que je dois faire en ce moment.

Moi : Quoi, Sab? On va être en retard, dépêche-toi.
Sabrina qui fait son air de chien battu : T'es ma best et ça ne me branche pas trop d'y aller avec Marion. *elle pointe la rejet de la classe* Et en plus, t'es Allemande. Et..
Moi : Et quoi? dis-je sèchement.

À cette réplique plus qu'innatendue de ma part, elle fige un bon moment puis enchaîne en baissant les yeux plus que gênée.

Sabrina : Et ça te ferait du bien de sortir un peu parce que depuis deux ans tu foues plus rien..P'tain je n'en peux plus de te voir comme ça..fais ça pour moi s'il te plait au moins..


Devant ses paroles je reste figée. Merde... manquait plus que ça. Ma best qui commence à avoir de la pitié pour moi? Non je ne peux pas. Je veux dire je ne veux pas! Mais qu'est-ce qu'elle a à se mêler de ma vie? Je fais comme si je n'avais pas entendu ses dernières paroles et réplique, indifférente:


Moi: Mais c'est quoi le rapport avec le fait que je sois Allemande? *j'esquisse une légère grimace*
Sabrina : S'il te plait, réponds-moi oui avant!
Moi poussant un soupir plus qu'exagéré: Okay... mais c'est à quelle heure samedi soir?
Sabrina : Oh 19h.. Mais s'il te plait! S'il te plait! S'il te plait!S'il te...
Moi: Okay mais je te le dis tout de suite; ce n'est pas demain la veille que je vais commencer à triper comme toutes les autres sur ça, compris? Retiens que je le fais uniquement pour toi et pour personne d'autre...
Sabrina : YAYAYAY! Ahh t'es la meilleure amie du monde!
Moi: ....*mon estomac se tord de douleur, triste de chagrin*
Sabrina : Ok je file en cours! Ah oui, j'ai oublié de te dire; j'ai des backstage pour les rencontrer samedi soir! Sois prête!


Et là, elle me laisse, toute seule la gueule grande ouverte, telle une totale imbécile. La cloche sonne, je suis seule au beau milieu du couloir à me dire que je viens totalement de me faire prendre. Pourquoi j'ai dû accepter? Oh mein gott...est-ce que j'aurais peur par hasard?...


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# Posté le dimanche 06 avril 2008 15:38

Modifié le samedi 11 octobre 2008 09:58

Kapitel 2_____On ne peut mettre le passé de côté. Ca, on l'apprend avec le temps.

Kapitel 2_____On ne peut mettre le passé de côté. Ca, on l'apprend avec le temps.
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Vendredi Soir



Enfin, les cours sont finis..
Je rentre chez moi seule, comme tous les soirs. Je crois que ma mélancolie me suivra toujours..malheureusement.

J'introduis ma clef dans la serrure en or plaqué et observe quelques instants celle-ci.Combien de temps je reste là à l'observer comme une débile? Je ne sais pas, je ne sais plus..Tant de souvenirs, tant de larmes tant de...Ralalah je pousse la porte et celle-ci émet un timide grincement. À peine aie-je mis les pieds dans mon humble maison qu'une vague d'odeur m'ennivre les narines. L'odeur de chez moi, l'odeur de la solitude. Malheureusement...


Je me déchausse et balance lâchement mes baskets plus loin, sur le parquet de céramique brillant. Une femme de ménage passe tous les deux jours chez moi pour entretenir notre immense demeure. Je devrais dire MON immense demeure étant donné les circonstances actuelles..mais bref pas besoin de tout expliqué tout de suite, non?

Je traverse le vaste hall toujours dans le silence. Ce silence me tue tous les jours, lorsque je rentre de l'école. Seuls mes pas se font entendre, résonnant contre les parois de la maison, emprisonnés. Je tourne à l'angle du hall pour m'engouffrer dans une petite salle de séjour pour ensuite tourner vers les longs escaliers menant à l'étage du dessus. Mes yeux s'attardent sur un petit cadre de velours rouge sang sur lequel il y a le portrait d'une famille. MA famille. Mon coeur se sert à cette douloureuse pensée. Je détache difficilement mon regard de l'image pour m'engager dans les escaliers. Des escaliers trop longs à mon goût. Le silence est pesant et m'étouffe. Comme j'aimerais être ailleurs. Comme j'aimerais être...quelqu'un d'autre que moi?....
Je me sens seule. Horriblement seule.



[...]



Les yeux dans le vide, je suis étendue sur mon lit double dans ma chambre. Chambre qui est soit dit en passant inévitablement trop grande pour moi, pour mon pauvre moi-même. Je fixe la télévision sans pour autant réussir à me concentrer sur les images qui défilent sous mes grands yeux bleus. Je pense à autre chose. Quelque chose qui hante mes nuits depuis un certain temps. Et si je partais pour Hambourg? Ma tante y vit avec mon cousin Jules. Et avec l'héritage de mes parents, j'en ai suffisamment assez pour vivre jusqu'à 200 ans sans manquer de rien! Oh non.. Ce n'est pas une bonne idée. Mais qu'est-ce qui me retient le plus ici? Ce n'est certainement pas les gens puisque j'ai une phobie de ces êtres tous pareils. Je pourrais bien me suicider maintenant, que personne ne le saurait jamais..

Je l'avoue, je ne parle à pratiquement personne depuis que...Ah rien qu'à y penser, les larmes me montent aux yeux. Non, je n'ai pas le droit de quitter cette maison dans laquelle j'ai tout vécu. Mais j'ai tellement souffert... non je veux tout laisser c'est décidé! Indécise, direz-vous? Exactement. Lorsque vous êtes confrontée à un choix important, tout n'est pas à prendre à la légère. J'ai beau peser les pours et les contres, le fait de partir et de tout recommencer me revient systématiquement en mémoire. Cela veut probablement dire que c'est ce qu'il y a de meilleur pour moi. Enfin, je l'espère bien .

Mais si Tante Anièce ne veut pas de moi dans sa maison, je me trouverai un appartement, un loft ou une maison en ville, à Berlin. Je saurai me débrouiller, je n'ai besoin de presque rien pour vivre, si ce n'est que de l'héritage de ma famille.

Je me relève difficilement, passant devant les piles de vêtements entassées sur le coin de la porte. J'ai la tête qui tourne, j'ai des nausées affreuses. Serait-ce le stress? Serait-ce dû au manque d'énergie considérable accumulé depuis ces deux dernières années. Ou est-ce mon état qui empire de plus en plus, faisant en sorte que ma santé plus que fragile ne s'améliore vraiment pas? .


Prenant mon courage à deux mains, je dévale les escaliers, manquant de m'écraser sur le carrelage. J'accours vers le placard situé à ma gauche et saisis l'annuaire téléphonique familial. Mon estomac se noue à la vue la fine écriture de maman. J'étouffe un sanglot qui essaye tant bien que mal de franchir la barrière de mes lèvres. Non, je n'ai pas le droit. Je n'ai tout simplement pas le droit, je me l'étais promis. J'ai promis de passer à autre chose, de ne plus rester dans le passé mais de vivre dans le présent. Mais cette promesse, je n'ai pas su la respecter entièrement. Tous les soirs c'est pareil. Je la retrouve ELLE, dans le deuxième tiroir de ma commode de nuit. Tous les soirs est une délivrance pour moi et tous les soirs, j'attends ce moment avec impatience. Le seul moment de la journée où j'ai le goût de vivre. Le seul qui me fait sentir encore vivante, en chair et en os. Seules les marques ancrées dans ma chair sont spectatrices et seuls témoins de mes nombreux maux. Elles se referment, se cicatrisent mais sont réouvertes chaque soir, car je suis trop lâche. Oui, lâche de vivre dans ce monde où je ne fais que souffrir.


Je tends une main fébrile en direction du téléphone le plus près de moi et farfouille nerveusement dans le calepin, manquant de le déchirer tellement que la panique me prend. Je sens que je vais avoir un malaise. Oh non pitié, tout mais pas ça. La dernière fois que c'est arrivé, je me suis ramassée à l'hôpital. Horribles souvenirs...

Je redresse la tête, probablement trop vite puisque tout autour de moi commence à tourner.! Merde, merde et remerde! Une chaise, je vous en pris... UNE CHAISE!

Reprends tes esprits Gabrielle..Oui c'est ça, va t'asseoir sur le canapé de cuir et tout ira mieux. «Ouuuuuuf.» Je prends une profonde inspiration, passe une main sur mon visage plus que blême et commence à composer le numéro de Tante Anièce. Bon, ça sonne. Ca décroche! Mon c½ur manque un bond lorsque j'entends sa voix. Cette voix, je n'ai pu l'oublier. La dernière fois que je l'ai entendu, c'était le jour de mes six ans. La même journée que mes parents m'annonçaient que nous déménagions au Québec, très loin de ma famille. Sa voix si chaleureuse qui a essayé tant bien que mal de me réconforter. Oh, si elle savait comment je me fais du mal, elle s'en voudrait sûrement toute sa vie...

..... : Hallo?
Moi : ....
...... : Hallo?!?
Moi : Huuuh...
...... : Ja...?
Moi : T-tante..A-anièce? C'est G-gabriela...
La fin de la phrase, je l'ai prononcé en un murmure. Un long silence se fit entendre le long du combiné. J'étais sur le bord de raccrocher, morte de honte d'avoir dérangée une personne qui n'avait même pas prit le temps de venir me voir il y a deux ans de cela après ce qui c'était passé, quand soudain sa voix me stoppa dans mon élan.

Anièce : Gabriela? Ma Gaby à moi?
Moi : Oui, c'est bien moi, dis-je toute gênée.
Anièce poussa un long soupir de soulagement : Enfin, tu te décides à m'appeller! Ce moment, je l'attendais depuis tellement longtemps...tu ne peux même pas savoir..


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# Posté le dimanche 06 avril 2008 16:24

Modifié le lundi 13 octobre 2008 14:24

Kapitel 3________Quand faut tout abandonner, sans un seul regard en arrière...

 Kapitel 3________Quand faut tout abandonner, sans un seul regard en arrière…
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[Vendredi;; nuit]

Je repense encore à ma conversation avec Tante Anièce.
Tous mes souvenirs ont refait surface et tout me tourmente encore plus.

Encore aujourd'hui, je n'ai pas pu me contrôler et y résister. Je suis allée la sortir ELLE, de son tiroir..

Ma Tante a dit qu'elle insiste pour m'héberger. Mais j'ai refusé. Oui, refusé! Vous allez me prendre pour une folle mais ces deux ans de solitude totale, m'ont endurcies et m'ont renfermées sur le monde extérieur.

En surfant sur le net, et avec l'aide de Tante Anièce, j'ai trouvé une jolie maison à Berlin, dans un quartier plutôt aisé. Dimanche, je pars. Je commence tranquillement à préparer les cartons, valises et toute autre chose pouvant être utile dans ma future maison. Au pire des cas, j'achèterai.

Toutefois, je ne mets pas la maison en vente. Loin de là, je la laisse à ma femme de ménage, elle saura en prendre grands soins, comme elle a toujours su le faire. Et puis, je lui la laisse avec une grosse somme d'argent pour être sûre que si je reviens sur ma décision, la maison soit encore toujours bien entretenue. Vous vous dites sûrement : '' Pourquoi partir dimanche et non demain, samedi?'' Et bien vous rappelez-vous que j'ai fait la promesse à ma désespérante meilleure amie de l'accompagner à son concert à la con? En même temps, j'en profiterai pour lui annoncer la nouvelle. Sans c½ur? Non, pas le moins du monde. J'ai fini de m'attacher aux gens. Je ne veux plus..je ne peux plus. Alors je vais faire simple, rapide et je vais être directe. Je la connais depuis maintenant un bail. et cette amitié va énormément me manquer. Pourvu qu'elle comprenne.

Je suis lasse de la vie et jevais enfin pouvoir déployer mes ailes pour retourner dans mon pays natal. Depuis le temps que j'en rêve...


[ELLIPSE]

Moi : Noooooon... MAMAAAAAN!

Je me réveille en sursaut, le corps perlé de sueur. J'ai encore fait cet horrible cauchemar. Me lâchera-t-il donc jamais?!...

Je regarde tout autour de moi et m'aperçoit que c'est le bazar le plus complet qu'il soit! Des boîtes recouvrent mon plancher de chambre et le peu de rayons de la lune traversant les épais rideaux, balayent d'un revers de main l'obscurité de cette triste pièce.

J'essaye de reprendre quelque peu mes esprits et me lève. J'allume la lampe qui est sur ma table de chevet et me plante devant le miroir. Une mince silhouette aux traits tirés m'apparaît. Cette silhouette en question appartient à nulle autre que...moi.

De grands yeux bleus clairs océan fixent la glace, ne cillant pas un seul instant. Je suis maigre. Horriblement maigre. Une des causes à mes malaises? Anorexique? Je me refuse cette pensée. Je ne retrouve simplement plus l'appétit depuis deux ans. Je peux passer deux jours sans presque rien avaler. Mais Sabrina m'oblige toujours, malgré moi, à grignoter quelque chose. Elle sait pertinemment que ce quelque chose en question se retrouve vite au fond de la cuvette. Mais elle ne veut pas y croire, elle croit me sauver. Et moi, égoïste que je suis, je la laisse à ses faux espoirs.

J'observe ma poitrine qui se soulève rapidement sous ma camisole. J'ai chaud. Je prends l'élastique à mon poignet et attache mes cheveux noirs et roses qui tombent sur mes fines épaules, en toque sur ma tête, lorsque mon regard se pose sur mes poignets meurtris. Je reste figée à cette vue. Une larme s'échappe furtivement de mon ½il et vient s'écraser sur le plancher de bois franc dans un sploush sonore. Puis une deuxième s'échappe, puis une troisième et quelques instants plus tard, tout mon visage est souillé par ces gouttes salées. Mais qu'ai-je fait? Qu'ai-je fait pour mériter tout ça?..



[Samedi;; matin, 9h00]


J'ouvre difficilement les yeux. J'essaye de me relever mais une douleur m'afflige le dos. Roh la vache, je me suis endormie sur le plancher.

Je m'appuie sur une des boîtes m'entourant et m'aide à me soulever. Mes courbatures m'arrachent une grimace. Mes poignets brûlent et une tache de sang jonche sur le sol. Je me dépêche d'aller la nettoyer, de peur de l'oublier et de laisser une chambre tachée à Svelta. J'enjambe toutes mes affaires empaquetées et m'engage dans le long corridor. Dernier matin chez moi, dans cette maison, dans ce corridor éclairé par les rayons du soleil. À cette pensée, j'ai un pincement au c½ur. Il fait beau aujourd'hui. Devrais-je en profiter? Ah p'tain, je suis prise à aller voir Tokio Machin avec Sabrina... Manquait plus que ça pour broyer du noir. Et en plus, j'avais pensé filer vite après le concert pour aller me coucher mais non! Je vais en plus les rencontrer. Je ne veux pas, je n'irai pas. Je parie que Sab à eu l'idée de me choisir simplement parce que je suis Allemande. Mais ça lui aura servit à quoi puisque je ne compte rien leur dire? Oui, les laisser en plan, être froide, distante et faire comme si je m'emmerdais. Pas faire comme si, puisque je vais m'emmerder à coup sûr..


[ 10h00 du mat]

Le téléphone sonne. Mais qui ose m'appeller à une heure pareille?!

Je marche tranquillement vers le téléphone qui chante sa stupide sonnerie depuis tantôt. Je décroche et entends la voix d'une fille super excitée. La voix de Sabrina, vous avez deviné.

Moi : Oui?
Sabrina : Mais p'tain Gab qu'est-ce que tu foues?
Moi: Ben ... rien. Pourquoi? .
Sabrina : MAIS JE T'ATTENDS DEPUIS 2 HEURES DEVANT LA SALLE DE CONCERT!

Non, mais elle me niaise celle-là! Elle est arrivée à 8 heures ce matin quand le concert commence juste à 19h ce soir!? Elle sait pas lire une montre elle...

Moi : Mais t'es pas bien ma pauvre! C'est à 19h que ça commence!

J'entends un soupir plus qu'exagéré à l'autre bout du combiné. Sabrina dit avec agacement :

Sabrina : Mais t'étais où quand je t'ai tout expliqué?
Moi murmurant : J'sais pas trop...encore dans cette saleté de conscience..
Sabrina : Quoi?
Moi: Nan rien..
Sabrina : Okay tout ça pour te dire que tu t'amènes tout de suite!
Moi : Non mais! J'ai d'autre chose à faire que ça!
Sabrina : HEY OH tu m'as promis alors je t'attends. Appelle-moi sur mon portable dès que tu seras rendue. Ciao!

Et elle me raccroche au nez. Mais qu'elle est conne celle-là! J'en reviens pas!

Oh mais comme ça j'aurai plus de temps pour lui annoncer que je pars dès demain matin. À cette pensée j'ai un frisson. Je tourne les talons après avoir déposé l'appareil sur son chargeur et me rends à la cuisine. J'ouvre le réfrigérateur. Il n'y a rien. Un poids en moins..

Je monte rapidement les marches et passe devant la pièce. Oui, cette pièce. Mon regard s'embue tout d'un coup et je tourne la tête violemment et me cogne contre la rembarde. Étourdie, je me prends le front à deux mains et avance péniblement vers ma chambre, où les cartons sont entassés. Je les prends un à un, les descendant dans l'entrée jusqu'à temps qu'il n'y ait plus rien m'appartenant. Je m'arrête devant la table basse et prends le petit cadre de velours entre mes mains. J'hésite un moment et le fourre dans le carton le plus proche de moi. J'appelle rapidement Svelta pour lui dire ce qu'elle doit faire lorsque les déménageurs arriveront. Je redépose le combiné et accours vers ma chambre pour m'habiller. J'avais mis de côté un slim noir, un chandail blanc moulant et mon maquillage. Je m'habille vite fait, je me maquille comme d'habitude (yeux noirs, mascara, ombres à paupières noir) et lisse un peu mes cheveux. Malgré le fait que je ne prenne plus goût à la vie, j'ai toujours aimé avoir fière allure. Mes cheveux noirs et roses tombent parfaitement sur mes fines épaules. Dans un soupir, je me regarde un instant dans la glace me faisant face. Ces vêtements mettent en valeur mon corps squelettique. J'ai bien l'impression qu'à mon retour en Allemagne, Tante Anièce va me forcer à manger pour prendre du poids. Mais malgré le fait que je sois maigre, je fais toujours tourner les têtes sur mon chemin. Je suis belle mais personne ne peut m'approcher.

J'attrape mon sac, mon portable et mes clés, mets rapidement mes bottes de cuir et me retrouve dans l'entrée. Sans même un regard en arrière, j'ouvre la porte et la referme, comme si c'était la dernière fois que je le faisais, enfermant mes démons derrière moi, à tout jamais...



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# Posté le dimanche 06 avril 2008 17:25

Modifié le lundi 13 octobre 2008 14:48